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SUZANNE LEBEAU

L'OGRELET

Editions Théâtrales Jeunesse / Collection Théâtrales Jeunesse

 

Création avril 2017

Création Jeune Public 2017

Spectacle tout public à partir de 8/9 ans

Durée 1h05

L’Ogrelet vit seul avec sa mère dans une maison au cœur d’une forêt dense, en retrait de la communauté villageoise. Le jour où il commence à fréquenter l’école et les autres enfants, il découvre sa différence : il est le fils d’un ogre que sa mère a passionnément aimé. Pour se délivrer de son attirance irrépressible pour le sang frais, il devra affronter trois épreuves dont il sortira grandi.

 

Un très beau texte de Suzanne Lebeau, et une mise en scène évocatrice célébrant l'émancipation. « Dans l'héritage, on n'est pas obligé de tout prendre ! » remarque Christophe Laparra. Celui de l'ogrelet, mi-ogre mi-humain, n'est pas simple, entre un père défaillant et monstrueux et une mère protectrice et omniprésente.

 

Christophe Laparra orchestre ici avec humour et pertinence le combat contre « l'ogreté », soit « le désir maladif et irrépressible de dévorer de la chair crue d'enfants ». C'est la rentrée, et ce petit de six ans, qui vit dans une maison perdue au milieu d'une forêt sauvage et hostile, est heureux de découvrir l'école. Il a déjà les jambes d'un homme et son hérédité lui imprime de drôles d'envies… La mise en scène déploie un univers visuel et sonore puissamment évocateur, et débusque les enjeux d'un difficile et tumultueux apprentissage. Au-delà de sa force poétique, la pièce nourrit de fécondes réflexions sur le sens de la liberté et les relations filiales. Une pièce nourrissante à dévorer toute crue !

Production Théâtre de Paille - Coproduction Comédie de Picardie – scène conventionnée / Amiens - Subventions Drac des Hauts de France, Conseil Régional des Hauts de France, Conseil Départemental de L'Oise -Soutiens/Accueils en résidence Théâtre de L'Aquarium / Paris, Théâtre Eurydice Esat / Plaisir, Studio-Théâtre de Charenton / Charenton le Pont, Théâtre Aleph à Ivry sur Seine

Mise en scène

Scénographie

Lumière

Christophe LAPARRA

 

Distribution

Christophe LAPARRA > L’Ogrelet

Patricia VARNAY > La Mère

 

Direction d'acteur

Regard extérieur

Dramaturgie

Marie BALLET

Masques 

Loïc NEBREDA

Marionnettes 

Sébastien PUECH

Création sonore et musicale

Jean-Kristoff CAMPS

Costumes 

Dulcie BEST

Dessin animé

Francis BUCHET

Guillaume LAIGLE

Matthieu FAYETTE

Voix off et silhouettes dessin animé

Marion AMIAUD > La Maîtresse d'école

Éric CHALLIER > Le Père de L’Ogrelet

 

Instrumentistes

Bertrand DENZLER

Daunik LAZRO

Deborah WALKER

 

Perruque 

Micki Chomicki​

Conception régie vidéo 

Éric JULOU

 

Construction décor

Antoine MILIAN et Vincent LEGER

Atelier Construction Théâtre de L'Aquarium / Paris

Atelier Construction Théâtre Eurydice-Esat / Plaisir

Et les voix de

Marie BALLET, Jean-Christophe CAMPS, Élodie GÉRARD, Lucie JOLIOT, Éric JULOU, Aglaé LAPARRA-LAURIOL et Philémon LAPARRA-LAURIOL 

Photos

Fabienne Rappeneau

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©Francis Buchet

Trois manuels scolaires destinés aux élèves de sixième ont sélectionné, depuis septembre 2025, les photographies de L'Ogrelet mis en scène par Christophe Laparra comme illustrations.

Télécharger dossier du spectacle

Contact diffusion

collectif&compagnie

Géraldine Morier-Genoud - 06 20 41 41 25

LA PRESSE

                   L’écriture à la fois poétique et réaliste de Suzanne Lebeau est mise en valeur par la mise en scène de Christophe Laparra et par l’interprétation des deux comédiens, Christophe Laparra lui-même et Patricia Varnay. Un récit d’émancipation qui permet aux plus jeunes de se confronter à leurs peurs et à la question de la différence.

Cristina Marino - Le Monde

              T T - On aime beaucoup La mise en scène et la scénographie (caisses en bois mobiles) de Christophe Laparra mettent en lumière, non sans humour, toute la profondeur de ce récit d'apprentissage.

Françoise Sabatier-Morel - Télérama Sortir

 

Magnifiquement interprété par les deux comédiens, le texte offre poésie et émotion. Leur jeu est remarquable : ils déploient toute l'énergie pour porter cette belle histoire. Le pari est pleinement réussi : les spectateurs sont submergés par un large éventail d'émotions, du rire à la peur, avec une grande justesse.

Suzanne Assous-Boulanger - ItArtBag

 

Le duo Christophe Laparra et Patricia Varnay est étonnant de complicité et d'écoute mutuelle. Patricia Varnay, remarquable comédienne, mène le récit et donne à ce conte une vraie authenticité. Quant à Christophe Laparra, il accomplit une véritable performance dans le rôle de l'ogrelet. La mise en scène de Christophe Laparra autour d'une scénographie modulable soignée toute en bois installe mystère et moments de tension amenant le spectacle vers un onirisme abouti. Un joli film d'animation complète cette réussite à tous les niveaux faisant de L'Ogrelet un spectacle captivant et de grande qualité.

Nicolas Arnstam - Froggy's Delight

 

Enfants ou adultes trouveront dans L’Ogrelet un spectacle de qualité, avec une narration bien construite et des acteurs convaincants.

Eric Dotter - Sortiz

 

Ce que vit l'enfant dans ce conte ne peut que résonner chez l'adulte qui poursuit sans cesse sa quête de lui-même. À la fin du conte, le fait que l'ogrelet conserve une part d'ambivalence, symbolisé par un petit reste de violence, peut troubler dans la mesure où un conte pour enfant demande, généralement, une frontière claire entre le bien et le mal. Ici, l'auteur refuse une transformation trop lisse ramenant l'enfant à cette réalité que l'être humain ne se construit pas dans la perfection mais dans la complexité. Un conte à la fois noir et tendre, riche de réflexions.

Madeleine Gautier - Politique Magazine

 

La mise en scène pleine de poésie laisse carte blanche à l’imagination du public. Voilà une pièce qui fait à la fois rêver et réfléchir avec délicatesse. Elle est de nature à impressionner aussi bien les enfants que les adultes par sa force réflexive.

Evelyne Trân - Théâtre au vent

Reprenant la thématique bien connue de l’ogre, Suzanne Lebeau renouvelle le principe du conte initiatique dans un texte puissant qui n’élude en rien la violence mais offre une issue consolatrice. Contrairement au Petit Poucet, c’est l’enfant lui-même qui est porteur d’une monstrueuse différence mais c’est lui aussi qui, par sa détermination à affronter les épreuves, par sa volonté d’émancipation et par sa sagesse conduit l’adulte vers la voie de la résolution. Quelle est cette « ogreté » dont il faut se débarrasser ? De quoi hérite-t-on ? Comment avancer et se défaire de liens trop protecteurs ? La part animale, la violence du père et l’aveuglement de la mère, le désir, l’amitié… sont quelques-uns des nombreux sujets qu’aborde cette pièce d’une grande richesse, sans appuyer. Ce merveilleux texte, dont on suit ici parfaitement toutes les strates, recèle aussi des moments d’humour et de tendresse que savent libérer les comédiens.

Maïa Bouteillet - Paris Môme

 

♥♥♥♥ Récit d’apprentissage riche en poésie, L’Ogrelet propose un tendre voyage dans l’enfance. Les deux comédiens – Christophe Laparra et Patricia Varnay – sont si talentueux qu’enfants et adultes restent suspendus à leurs lèvres. L’Ogrelet est un joli spectacle jeune public à découvrir en famille.

Isabelle Levy - Coup de Théâtre

 

Les enfants sont fascinés par la scénographie et le jeu des comédiens qui les entraînent dans un monde merveilleux, onirique mais aussi réaliste. Ce conte s’adresse aussi aux adolescents et aux adultes. Quel plaisir en tant qu’adultes d’assister à un spectacle pour enfants de cette qualité.

Frédérique Moujart - Blog culture du SNES-FSU

 

Simon, ou la ruée vers l’ogre ! Il serait fort dommage de laisser cette entreprise artistique aux seuls enfants. Ce spectacle est de ceux qui vous marquent et vous procurent des émotions à la fois singulières et bienfaisantes. On sort de l’Essaïon en étant convaincu de la totale réussite du projet !

Yves Poey - De la cour au jardin

 

Le duo de comédiens est tout à fait convaincant et la mise en scène comme la scénographie sont très réussies. Un spectacle plein de tendresse qui plaira aux enfants... comme aux parents.

Mathilde Biscay - Lamuse

 

Ce spectacle captive petits et grands grâce à une intrigue menée avec finesse et émotion. Le public suit avec passion le parcours initiatique de cet enfant différent, partagé entre peur, courage et désir d’être accepté. Porté par deux comédiens très talentueux, le texte poétique et sensible de Suzanne Lebeau prend toute son ampleur. La mise en scène, ingénieuse et vivante, s’appuie sur de simples caisses en bois mobiles qui composent un univers drôle, inquiétant et féerique. À cela s’ajoute de délicates projections de petites bandes dessinées sur le fond de scène, venant ponctuer les actions avec beaucoup de subtilité et enrichissant la scénographie. À la fois tendre et intelligente, L’Orgelet célèbre la tolérance et l’ acceptation des différences, sans jamais tomber dans le didactisme. Pièce touchante et parsemée d’ humour à découvrir en famille .

Christian Dumoulin - Arts Culture Évasions

 

Les deux acteurs font résonner à merveille la belle prose poétique de Suzanne Lebeau. Un voyage dans l’enfance et les lointains des peurs fondatrices.

Véronique Hotte - Théâtre du blog / Hotello

 

Christophe Laparra s’empare avec maestria du très beau conte, « L’Ogrelet ». La sublime écriture de Suzanne Lebeau est ici magnifiée par le talent d’interprétation des deux comédiens. Une belle réussite à découvrir en famille !

Audrey Jean - Théâtres.com

 

​Christophe Laparra présente sa belle mise en scène de L’Ogrelet. Dans un écrin entièrement fait de caisses en bois, un écran projette régulièrement un dessin animé, tandis que les comédiens changent de costumes à vue et manipulent masques et marionnettes.

Anaïs Heluin - La Terrasse

 

Un spectacle jeune public réussi. En témoigne la salle suspendue aux lèvres des comédiens. Un spectacle plein de tendresse tout à fait adapté au besoin de merveilleux des enfants tout en leur faisant entrevoir la réalité du monde.

Pierre François - France Catholique

 

Le duo de comédiens est extrêmement convaincant. Christophe Laparra, qui signe aussi une mise en scène soignée et pertinente, incarne un Ogrelet plus vrai que nature. Patricia Varnay prête ses traits à la maman. Elle est bouleversante dans sa narration de la perte de ses six petites filles.

Sonia Bos-Jucquin - ThéâToile, blog culturel

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AVANT-PROPOS

 

Plus de six ans après avoir mis en scène Le Petit Poucet de Caroline Baratoux, je reviens au thème de „l’ogreté“* avec la pièce de Suzanne Lebeau, L’Ogrelet. Entre-temps, mon regard s’est déplacé. En effet, d‘une pièce qui contait la découverte par un enfant, Le Petit Poucet, de la violence du monde des adultes à travers l’égoisme de ses parents, la cruauté de son père et la monstruosité de l‘Ogre, je passe à une pièce qui traite de l’apprentissage d‘un enfant qui, découvrant ses origines d’ogre héritées de son père, va chercher, en passant trois épreuves, à dépasser sa propre nature monstrueuse afin de devenir humain, se libérer de cette filiation et prendre de la distance avec sa mère trop protectrice.

 

L’Ogrelet. de Suzanne Lebeau puise sa matière dramaturgique des contes et plus spécifiquement de celui du Petit Poucet. L’action se situe dans des endroits propres aux contes en général : une maison isolée au milieu des bois avec des animaux sauvages tout autour. Ce lieu, par la frontière qu’il instaure entre le dedans et le dehors, sert à disséquer les rapports parents/enfants depuis l’intérieur du foyer et à pointer le rôle fondamental de l’extérieur comme espace de réalisation de tous les possibles pour l‘enfant.

Le texte met en lumière la dangerosité des désirs non canalisés : les siens, ceux de ses parents et de tous en général.

Il rappelle combien les meilleures intentions, comme celle de la protection maternelle, peuvent se révéler castratrices et destructrices lorsqu’elles proviennent de pulsions névrotiques inconscientes de la part de la personne qui les dispense.

Il traite de la notion fondamentale d‘émancipation de l’enfant qui passe par une nécessaire transcendance de soi et des siens. Il apprend, à travers le douloureux apprentissage d’un enfant, qui devra passer et réussir plusieurs épreuves, qu‘il faut reconnaitre ses origines, les accepter et les dépasser afin d’acquérir sa propre liberté.

Il aborde, par le biais de la fable, toutes les complexités de l’être humain à travers ces différentes fonctions sociales (mère, père, fils, etc…) et en analyse les conséquences sur soi et sur autrui.

Il montre un père défaillant, monstrueux et une femme/une mère humaine amoureuse d’un ogre et incapable de s’opposer à lui et qui laisse le père/ogre dévorer leurs propres enfants. On assiste aussi à une inversion de l’ordre des choses dans l’éducation puisque, au final, c’est le fils qui, par sa maturité précoce, éduque et fait grandir ses parents.

 

Pour conclure cet avant-propos sur ce texte, dont le dénouement mène le héros à la résilience, je citerai la phrase qu’une amie s’est entendue dire un jour par une psychologue et qu’elle a fait sienne depuis, comme une sorte de mantra : Dans l’héritage, on est pas obligé de tout prendre !.

 

Christophe Laparra

 

Ogreté : mot inventé par Suzanne Lebeau dans sa pièce  L’Ogrelet pour définir la pulsion névrotique des ogres. Soit le désir maladif et irrépressible de dévorer de la chair crue d’enfants.

Croquis Scénographie L'Ogrelet

NOTE D'INTENTION

 

La scénographie

La scénographie, totalement mobile, est conçue à partir de vieilles caisses en bois montées sur roulettes de différentes tailles, formes et volumes. Certains de ces éléments s'assemblent afin de créer les différents espaces scéniques de la pièce. L'espace scénographique rend la situation géographique, matérielle et psychique dans laquelle vivent L'Ogrelet et sa mère. Il propose également une mise en abyme du théâtre et de la représentation théâtrale par la figuration de coulisses dans l'espace scénique afin d'assumer le recours aux artifices théâtraux utilisés dans le traitement du spectacle. Il y a trois espaces principaux de jeu : l’intérieur de la maison, l’extérieur de la maison et les coulisses à vue.

 

La lumière

Les lumières rendent perceptible le contraste entre l’intérieur (faible luminosité, éclairage à la chandelle. ambiance d’un foyer, notion d’intimité) et l’extérieur (lumière grise, minérale, compacte) ainsi que le déroulement du temps à travers les saisons et les coulisses du théâtre (ampoules de la porte/miroir, petites lumières de coulisses...).

 

Le son

La musique électroacoustique recrée le contraste entre l’intérieur (foyer perdu au milieu de la forêt) et l’extérieur (forêt sauvage et hostile avec le son du vent qui souffle, le cri des animaux et des coups de feu) ainsi que le déroulement du temps à travers les saisons. Un micro dans les coulisses permet aux comédiens de produire des sons en direct. Des boucles sonores composées de nappes musicales, de phrases harmoniques et de sons « réalistes » (sonnerie d’école, rire d’enfants, ruisseau) accompagnent le récit. Les lettres du père/ogre et de la maîtresse d’école sont traitées en voix-off.

 

Le masque

Afin de mettre en évidence le véritable enjeu qui se joue pour L’Ogrelet au travers de l’épreuve du Loup, la louve est jouée par l‘actrice qui joue la mère. A la vue des spectateurs, elle revêt simplement un masque entier représentant la tête d’une louve aux yeux jaunes.

 

La vidéo

Des intertitres entre les scènes indiquent l’enjeu principal de la scène à venir. Tel les chapitres d’un livre de contes. Différents dessins animés en noir et blanc, sonores mais non parlants, donnent à voir, le déroulement du temps, les saisons, ce qu’il se passe en dehors de la maison quand L’Ogrelet sort pour aller à l’école, quand il se sauve, etc. Sommes-nous dans le rêve ou le fantasme de l’enfant ?

 

Les costumes

Tout comme la scénographie, les costumes naïfs et réalistes à la fois rejoignent l’univers visuel des dessins animés du spectacle et rendent l’imaginaire poétique des contes. Il y a deux costumes principaux par personnage qui montrent leur évolution psychique au cours de l’histoire.

 

Christophe Laparra

L'AUTRICE

 

Suzanne LEBEAU se destine d'abord à une carrière d'actrice. Mais après avoir fondé le Caroussel avec Gervais Gaudreault en 1975, elle délaisse peu à peu l'interprétation pour se consacrer exclusivement à l'écriture. Aujourd'hui, l'auteure a vingt-cinq pièces originales, trois adaptations et plusieurs traductions à son actif et est reconnue internationalement comme l'un des chefs de file de la dramaturgie pour jeunes publics. Avec plus de cent trente productions répertoriées, elle compte parmi les auteurs québécois les plus joués sur tous les continents.

 

Ses œuvres sont publiées de par le monde et traduites en seize langues : notamment "Une lune entre deux maisons", la première pièce canadienne écrite spécifiquement pour la petite enfance, L'Ogrelet et "Le bruit des os qui craquent", traduites respectivement en six, neuf et trois langues.

 

La contribution exceptionnelle de Suzanne Lebeau à l'épanouissement de la dramaturgie pour jeunes publics lui a valu de nombreux prix et distinctions dont :

  • Prix littéraire du Gouverneur général 2009, catégorie théâtre.

  • Prix des Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2007.

  • Prix du public du bureau des lecteurs de la Comédie Française 2008.

  • Prix Sony-Labou-Tansi des lycéens 2009.

  • Prix Collidram 2010 pour "Le bruit des os qui craquent", une pièce créée par le Carrousel et le Théâtre d'Aujourd'hui en 2009 et portée à la scène par la Comédie-Française en 2010.

 

L’Ogrelet a reçu plusieurs prix et récompenses

  • Masque du texte original de l'Académie québécoise du théâtre, 2000.

  • Prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public (Bibliothèque de théâtre Armand-Gatti de Cuers et Inspection académique du Var), 2006.

  • Œuvre de référence sélectionnée en 2013 par l’Éducation nationale pour les collégiens (6e).

 

Dès 1998, l'Assemblée internationale des parlementaires de langue française lui décerne le grade de chevalier de l'Ordre de la Pléiade pour l'ensemble de son œuvre et, en 2010, le gouvernement du Québec lui remet le prix Athanase-David, la plus prestigieuse récompense de carrière offerte à un écrivain québécois.

 

Œuvres publiées aux Editions Théâtrales

Chaîne de montage

Contes d'enfants réels

Gretel et Hansel

L'Ogrelet

Le bruit des os qui craquent

Petit Pierre

Petite Fille dans le noir

Salvador (La montagne, l’enfant et la mangue)

Souliers de sable

Théâtre en court 2 (3 pièces à lire, à jouer)

Une lune entre deux maisons

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EXTRAIT DU TEXTE

 

SCÈNE 1 / La rentrée

 

C’est le jour de la rentrée. L’Ogrelet est vêtu de neuf, il porte des culottes courtes et une chemise repassée. Il est grand et ses jambes nues sont celles d’un homme. Sa mère est en train de mettre cahiers et crayons dans un sac d’école.

 

MÈRE DE L’OGRELET : Redis-moi la date de ton anniversaire, mon petit ?

 

L’OGRELET : Le 3 décembre, maman.

 

MÈRE DE L’OGRELET : Dis-moi maintenant : quel âge tu as eu le 3 décembre dernier ?

 

L’OGRELET : Six ans, maman.

 

MÈRE DE L’OGRELET : Que fais-tu si la maîtresse te dit : « Tu es trop grand pour venir à l’école » ?

 

L’OGRELET : Je lui réponds : « Tous les enfants de six ans ont droit à l’école libre et gratuite. » Qu’est-ce que ça veut dire, maman, « libre et gratuite » ?

 

MÈRE DE L’OGRELET : Que tous les enfants de six ans, sans exception, doivent aller à l’école... Et que l’école doit les accepter. Que dis-tu après « libre et gratuite » ?

 

L’OGRELET : Si vous ne me croyez pas, écrivez un mot à maman, elle est à la maison. Nous n’avons pas le téléphone, mais elle...

 

MÈRE DE L’OGRELET : ... elle vous expliquera notre situation. Tu sauras le dire ?

 

L’OGRELET : Oui, maman.

 

MÈRE DE L’OGRELET : (lui tendant son sac d’école) Tu ne mets pas les doigts dans ton nez, tu écoutes la maîtresse, tu réponds « oui madame», «non madame» et tu regardes le tableau.

 

L’OGRELET : C’est quoi un tableau ?

In, L'Ogrelet de Suzanne Lebeau - Editions Théâtrales Jeunesse / Collection Théâtrales Jeunesse

 

Septembre 2025 - Le Théâtre de Paille fête ses 30 ans !

2 spectacles cette saison au Théâtre Essaïon à Paris - Les Carnets du sous-sol et L'Ogrelet

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